lundi 23 septembre 2013

Planning 2014 de Griffe d'Encre

Griffe d'Encre vient de dévoiler sa sortie de léthargie et par la même, son planning 2014 au sein duquel on peut remarquer :

Les Poubelles 3 (titre provisoire), novella de Guillaume Suzanne (21 septembre 2014)

et

Proverbes II, anthologie dirigée par Magali Duez (fin 2014)

Si le premier ne laisse guère de doute, je serai aussi logiquement au sommaire du second avec une nouvelle de presque SF (c'est rare), pour y causer de Dieu (c'est carrément un miracle).

Quant aux Poubelles 3... vous n'avez pas fini d'en entendre parler !

dimanche 22 septembre 2013

Lectures en vrac

Après une longue pause, quelques retours de lecture :

Flipant
Barré mais drôle

Même sans allumettes, bien allumée
Drôle mais barré
Tramatisant
Grinçant, spécial

Bof, et encore
Un grand Will, sauf peut-être la fin

Chouette Fix-up
Trop daté, à oublier
Délicat et lent, j'aime bien
Faudra lire la suite, prometteur
Sympa, bien écrit

vendredi 30 août 2013

[S3] L'art de la débâcle

Reprise des bonnes habitudes avec une S3 des fagots qui vous éclaire sur...


L'art de la débâcle

par Gib le censeur, reporter de guerre


Le 17 terric de la morsure du pilate, l'escadron de la mort est arrivé en vue de la planète Terra. L'effervescence régnait dans les coursives tandis que nos fiers combattants rajustaient leur mise, notre sponsor soit loué par-delà les cieux et même par derrière.
Le mégacommandeur Crawl a pris position avec panache au sommet de la faille, enorgueilli de sa toute récente combinaison antigrav.

Sur sa crête caudale se reflétaient les pulsations du magma et il n'avait jamais été aussi beau depuis son avènement au plus haut des responsabilités militaires, le 8 vladic de la reptation de la méduse, dont chacun se rappelle par-delà les cieux et même par derrière.
D'un geste ample de ses branchies dorsales, le mégacommandeur Crawl a entrepris de pilonner la roche fracturée jusqu'à laisser affleurer les misérables habitants de Terra, terrés comme il se doit dans leur berceau de lave.
À notre parfaite stupéfaction, une créature mytheuse a crevé la surface de basalte comme dérangée d'un long sommeil.
Elle a dardé ses six mille yeux dans toutes les directions, mais globalement plutôt vers nous.
La chose était encore à genoux que ses épines vertébrales caressaient déjà les tuyères de nos fières navettes demeurées en orbite.
Son premier souffle a réduit en poussière cent quatre-vingt de nos courageux guerriers.
Fort d'une incontestable expérience de la guerre, le mégacommandeur Crawl a barri le signal du sauve-qui-peut, montrant l'exemple sans délai comme il est de bon ton pour un chef digne de ce nom.
Tandis qu'il déguerpissait crête à terre, j'ai saisi au vol ces bribes qui resteront gravées au panthéon des grandes citations de guerre :
« Ce n'est pas la bonne planète. On s'est mis minables d'au moins douze années-lumière. »
Dès que nos pertes auront été évaluées et remplacées en réquisitionnant les couards demeurés chez eux, l'escadron de la mort se mettra en ordre de marche, direction Terra, la seule, la vraie, la désarmée.
Et alors là, on verra ce qu'on verra. Terra et ses squelettiques peuplades peuvent implorer le mégacommandeur Crawl. Il n'aura aucune clémence, par-delà les cieux et même par derrière.

jeudi 29 août 2013

L’Univers Littéraire Microcosmique : Et si en plus, il n'y a personne...

Bon, bien occupé.

Certes.

Mais ça n'excuse pas le vide soudain, le fait de s'asseoir sur les bonnes résolutions, de laisser les toiles d'araignée prendre possession des recoins.

Pas de news de Griffe d'Encre qui est en quasi stand-by, ce qui veut dire pas de parution pour les Poubelles 3 cette année.

Pas de news de Malpertuis, mais il paraît que ma nouvelle Si près du bord est bien parue... Non, je n'en ai pas vu la couleur (c'est-à-dire que je n'ai même pas reçu mon exemplaire d'auteur). Pour une antho parue depuis plus de 3 mois, c'est un peu léger...
Aucun retour de lecteurs, ni sur mon texte certes, mais même sur l'anthologie en général. Pour une antho parue depuis plus de 3 mois, c'est un peu léger...

Pas de news des autres éditeurs / revues / directeurs de collections / ... et certains m'en doivent une depuis un paquet de temps.

Quelques soumissions récentes, des bouteilles à la mer, malgré. Pourquoi ? Parce que.

Et pendant ce temps, des gens relisent les Poubelles et en disent du bien :

"Une trilogie, qui n'en n'est pas vraiment une, mais qui contient tout de même 3 livres à lire vraiment et absolument par une soirée froid d'hiver ou totalement allongé sur la plage en plein été !!!"

Et c'est exactement ce que je voulais en faire. Merci.

Et pendant ce temps, les winners du Grand ULM poursuivent leur conquête de l'Ouest lecteurs par des moyens inavouables... Il ne fait pas bon être un amateur dans un monde d'arnaqueurs...

Je reviens bientôt.

Le temps passe bien trop vite ET trop lentement. CQFD.

lundi 27 mai 2013

L'oreille interne

Un classique parmi les classiques... Comme quoi, on peut passer 15 ans à lire des mauvais genres et louper quelques jalons.

Un bon roman, un beau roman, en forme de monologue, sur la différence, sur les petites misères de l'existence, sur un "mutant", un anormal, David Sellig, qui survit grâce à son don tout en l’exécrant.

C'est une histoire lente, qu'on voit à peine évoluer, sans grands rebondissements. Pour autant, on entre facilement dans la tête de David Sellig, lui qui est tellement habitué à entrer dans celle des autres. On se surprend à ressentir de l'empathie et à vivre à ses côtés le cheminement de sa déchéance.

samedi 11 mai 2013

Si près du bord dans Malpertuis IV

Voici venir une vraie publication, comme on n'en a pas vu depuis bien longtemps, surtout que celle-ci a été reportée de fin 2012 à mai 2013... les aléas éditoriaux... bref :)

Annoncée pour (en toute logique) les Imaginales d'Epinal, Malpertuis IV vous propose une nouvelle incursion dans le fantastique sous toutes ses formes, même les plus légères, et je ne dis pas ça à la... légère.

En effet, Si près du bord raconte les aventures d'une petite fille et de son grand-père, depuis l'hospice mouroir du second jusqu'à sa maison familiale, à la recherche de la première qui a disparu.

La présentation de l'éditeur :

Et si l’ours en peluche oublié dans un placard complotait une terrible vengeance ? Et si une petite fille se révélait être la plus épouvantable des créatures ? Et si, tout d’un coup, le silence s’emparait du monde ? Et si, face à une invasion de zombies, une cave à vins était le meilleur des refuges ? Et si une poupée fabriquée à la chaîne à l’autre bout du monde recelait un terrible secret ?

Vingt-deux auteurs tentent de répondre à ces questions, et à bien d’autres. Mais les pires monstres ne résident pas tous au fond des bois...

Nouvelles de Jean-Michel Calvez, Olivier Caruso, Anthony Combrexelle, Julie Conseil, Frédéric Czilinder, Robert Darvel, Romain d’Huissier, Didier Fédou, François Fierobe, Jennifer Flajolet-Toubas, Jacques Fuentealba, Julien Heylbrock, Chris B. Honspacq, Fabienne Leloup, Laurent Million, David Mons, Georges Mugand, Valérie Simon, Guillaume Suzanne, Robin Tecon, Jan Thirion, Aurélie Wellenstein.

Tout ce qu'il y a à savoir se trouve ici.

Bien entouré, once again.

dimanche 28 avril 2013

[Critique] La Saga des Poubelles

Curieux de voir comme parfois les coïncidences s'acharnent à rendre vos prédictions ridicules... Pas plus tôt qu'il y a 3 jours, je racontais que mes anciennes parutions ne bénéficiaient plus d'une couverture médiatique optimale (pour simplifier) et qu'à ce titre, les médias ne s'en faisaient plus l'écho depuis longtemps. Par médias j'entends les blogs ; par écho j'entends chronique / avis / notule / WTF tant qu'on parle de moi mes écrits.

Eh bien 3 jours après que je me sois plaint que les retours étaient rares sur mes Poubelles, voici un avis sur la Saga entière, tome 1, tome 2 et même Guide !

L'avis de Tweety sur l'Univers de Laea :

"Les trois livres sont remplis d'humour, de référence à d'autres histoires de SF... Le vocabulaire utilisé est très diversifié, soutenu puis familier et cela donne du rythme à notre récit et nous tire souvent des larmes de rire. Mais il y a aussi tout un vocabulaire inventé qui lui est très drôle [...]
Le troisième livre est un guide qui revient sur toutes les races rencontrées et cela donne lieu à d'énormes éclats de rires [...]
En conclusion : Une histoire à dévorer, pleine d'humour [...]"

Merci à Tweety... C'est très compliqué de recevoir des commentaires maintenant sur ces textes parus en 2008 et 2010, surtout sachant que la suite est en approche... J'espère vraiment que le tome 3 sera sur les rails pour la date prévue car je vous réserve pas mal de surprises (encore).

Est-ce Bagneux qui a relancé l'intérêt pour la Saga des Poubelles ? Sont-ce les lecteurs qui se renouvellent ? No se. Mais tout ça fait chaud au cœur :)

jeudi 25 avril 2013

[Critique] Les poubelles pleurent aussi

Un peu d’auto-congratulation (ou flagellation) ne fait pas de mal et j'ai l'habitude de compiler les bonnes comme les mauvaises critiques / chroniques / avis / notules sur mes écrits. Comme ça fait un moment que je n'ai rien publié stricto sensu, lesdits critiques / avis / etc. se font plutôt rares mais on parvient encore à en dénicher au détour du oueb, en l'occurrence...

Stéphane Alias Gallay qui s'est procuré Les poubelles pleurent aussi au Salon du livre de Bagneux et voici son avis :

"À la lecture, c’est marrant ; délirant, même [...] L’écriture est bien : un style plaisant, alignant les références absconses et les formules tarabiscotées, pour un effet comique très réussi [...] c’est une lecture qui est somme toute assez sympathique ; je mentirais si je disais que je me suis ennuyé à la lecture. J’espère juste que la suite, Les poubelles pleurent toujours, sera un peu plus construite."

L'avis complet est ici.

Merci à Stéphane pour son intérêt et je tiens le pari : Les poubelles pleurent toujours est plus construit. Cet Univers se met vraiment en place progressivement et je comprends les remarques, plutôt récurrentes, sur la brièveté et le relatif dénuement des Poubelles 1. Mais, eh, les gens, c'est une novella, ok ? C'est dans le contrat de départ, je veux dire. Faire court. Il n'était pas du tout prévu d'écrire une suite (ni deux... ça arrivera un jour, soyez patients) mais je me rends compte que si le tome 1 est un déclencheur, le 2 et bientôt le 3, nourrissent, construisent, apportent leur(s) pierre(s) à l'édifice et avec le recul, les 3 tomes ne font qu'un.

Seul Le Guide la poubelle galactique est "à part", une sorte de friandise, de péché mignon (in)dispensable.

dimanche 17 mars 2013

Le bizarre incident du chien pendant la nuit

Christopher, 15 ans, autiste, découvre le cadavre de Wellington, le chien de sa voisine, lors d'une balade nocturne. Fervent admirateur de Sherlock Holmes, il décide de mener l'enquête, dans un livre ovni qui relève autant de la farce mathématique que du récit initiatique. Ou comment l'enquête sur la mort d'un chien va permettre au jeune garçon de s'ouvrir au monde et à ce que les grands font tout pour lui cacher...

Drôle, enlevé, un roman vu de l'intérieur d'un cerveau génial qui n'a qu'un problème de décodage du monde réel et de son fonctionnement. Allez, on aura juste à déplorer de mon point de vue un coup de mou aux deux tiers de l'histoire, ça ralentit, ça s'envase (l'intermède à Londres), avant de repartir de plus belle. Au final, très beau livre, touchant, à lire.

lundi 11 mars 2013

L’Univers Littéraire Microcosmique : relativité du temps éditorial

Aujourd’hui, je vous fais partager une expérience qui éclaire sous un jour sombre la réactivité, que dis-je, la pugnacité, de (certains de) nos excellents partenaires éditeurs de SFFF.

Au hasard, je reprends un fil de messages qui croupit dans ma boîte mail de réception, et que je finirai, par dépit, par ranger dans l’abîme des soumissions inabouties (qui est, comme vous pourrez en juger avec la suite, d’une profondeur certaine).

En date du 21/04/2010, je soumets donc aux dynamiques éditions Chmurz* (*non, je ne pousserai pas l’outrecuidance jusqu’à les citer nommément) un texte de mon cru, pour une collection dédiée, en respectant à la lettre la batterie d’obligations éditoriales et de contraintes exigées par lesdites sur leur site Internet, qui, au demeurant, est très clair et très professionnel.

Le 30/04/2010, je reçois un accusé de réception des éditions Chmurz qui me remercient beaucoup d’avoir pensé à eux pour proposer à la postérité les mots dévoyés que j’ai couchés sur la page. On me dit que mon texte sera lu dans les meilleurs délais et que je recevrai tout ébahi une réponse, positive ou négative, dans un délai n’excédant pas 3 mois.

Quelle clarté, quel professionnalisme, me direz-vous, et vous aurez bien raison, c'était bien mon avis avant même que vous ne vous en mêliez.

Sauf que.

3 mois passent, et Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? Eh bien, non. Bien sûr, nous ne sommes pas à 1 jour près, ni 2 ni même 3, donc je laisse les éditions Chmurz méditer, le temps de lire ma prose, et je reçois bientôt, comme une douce récompense à ma patience… rien du tout.

Dans le vide, on ne vous entend pas crier. D’ailleurs, si on y réfléchit bien, c’est même stupide, puisque, dans le vide, vous n’avez même pas le souffle suffisant pour former un cri. Enfin bref, laissons de côté pour un temps ces considérations bassement respiratoires, et revenons à nos chmurztons.

Le 11/08/2010, je prends mon courage et le clavier de mon ordinateur à deux mains pour signifier (gentiment) aux éditions Chmurz que je n’ai plus d’ongles à ronger suite à leur long silence, et leur demander, s’il est envisageable d’oser aborder mon problème sous cet angle, s’ils auraient eu le temps de lire l’objet de mon tourment.

À peine émise, ma supplique pleine d’espoir trouve l’écho escompté par le retour immédiat et bienvenu d’une… absence totale de réaction.

Stupeur et ébahissement. Je vérifie que l’adresse mail de contact n’a pas changé, que la maison d’édition existe toujours (hi hi) et qu’elle ne s’est pas reconvertie entretemps dans l’édition numérique d’almanachs Vermot. Mais non, tout est OK. Ouf.

Je ronge mon frein, la mort dans l’âme. Mais mon aventure prend un tour sinistre, quand par cette ténébreuse journée du 23/11/2010, c'est-à-dire 7 mois après ma soumission initiale, je me décide à re-relancer les éditions Chmurz, les sympathiques, dynamiques, hiératiques, voire erratiques.

Là, me parvient le même jour d’outre-tombe, une réponse que je ne résiste pas au plaisir de vous retranscrire dans toute sa confondante saveur :

Bonjour,
Malheureusement, nous n'avons pas encore eu le temps de lire votre manuscrit. Nous sommes les premiers désolés de cette situation, mais [excuse bidon].
Nous espérons bien rattraper notre retard en janvier/février.
Cordialement,
Les éditions Chmurz

J’avoue qu’avec le recul, j’aurais dû me méfier : janvier/février, sans mention d’année… Ça sentait le roussi.

Et effectivement, presque 2 ans plus tard, le 24/09/2012, je me suis fendu d’une nouvelle bouteille à la mer, je pense, non sans humour :

Bonjour chères éditions Chmurz,
Vous serait-il possible de me confirmer la lecture (et le refus... je ne me fais plus guère d'illusions :)) de ***, dont je suis sans nouvelle depuis plus de 2 ans et pour lequel j'aimerais m'assurer, par correction, de votre désintérêt avant de le proposer à d'autres.
Vous en remerciant par avance et vous souhaitant bonne continuation,
Cordialement,

Un courriel léger, propre sur lui, dont ne sourdait pas la moindre rancœur d’avoir été considéré comme une souillure lépreuse.

Le croirez-vous ? Depuis, pas de réponse…

Le temps éditorial est relatif, chers lecteurs : quand 3 mois passent pour les éditeurs, cela vous semble 3 ans…

Keep going !